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Articles

Modification constitutionnelle en Guinée : Et si on posait le vrai débat ?

C'est n'est un secret pour personne, la population guinéenne a l'habitude des modifications constitutionnelles. Rappelez vous d'Ahmed Sekou Touré qui, en plus d'avoir la main mise sur tout à travers la constitution de 1958, a opéré une réforme en 1982 pour raffermir son titre de « guide suprême de la révolution » en proclamant le PDG-RDA « parti-Etat » ou « parti-Nation ». La suite de l'histoire, c'est 26 ans de règne pour le père de l'indépendance guinéenne.  À la mort du premier Président guinéen, un groupe de jeunes officiers de l'armée nationale prend le pouvoir. Le Colonel Lansana Conté, devenu par la suite Général, fait voter la Loi Fondamentale le 23 décembre 1990 pour jeter les bases du libéralisme politique et économique. Pour beaucoup, c'était « la délivrance » mais des règlements de compte, il y en a eu. Cette autre histoire, on la connaît.  Comme l'appétit vient en mangeant, le cerveau du « redressement national » prend...

Alpha Condé ou le dictateur en devenir

L'opposant « historique » et le premier Président « démocratiquement élu » de la Guinée devient vraisemblablement un pourfendeur par excellence des principes sacro-saints de la démocratie.  Après 40 ans de lutte pour l'instauration de la démocratie dans son pays, Alpha Condé semble virer désormais vers l'autocratie en travaillant au strict démantèlement de l'état de droit en Guinée : Interdiction des manifestations sauf celles qui vantent « les acquis de la 3ème République » ; Arrestation d'opposants à une nouvelle constitution pour son éventuel 3ème mandat tandis que les promoteurs de ce projet machiavélique organisent en longueur de journée des meetings un peu partout en Guinée ; Refus sans cesse prolongé d'agréer les ONG et formations politiques sans oublier les radios et télévisions privées (exceptées les dossiers portés par les proches de la présidence ou du RPG Arc-en-ciel). Il refuse d'exprimer clairement sa position sur une éventuelle modi...

Violences en Guinée : voici l'opportunité d'interdire les manifs de rue jusqu'à nouvel ordre

Depuis quelques semaines, les manifestations de rue sont officiellement interdites en Guinée. Non juriste et pas légaliste à tous les coups, je rappelle d'emblée que la politique, c'est penser l'avenir et qu'en maintien d'ordre, « prévenir que guérir » est la meilleure option ; et tant le péril est grand, tant il est impératif de sortir les gros moyens. Pas de liberté sans sécurité et aucune mesure n'est de trop quand il s'agit de faire régner l'ordre et la sécurité. Les juristes sont dans leur logique et ils ne se lâcheront jamais de rappeler que les dispositions de l'article 10 de la constitution consacrant la liberté de manifester sont violées. Mais il faut tout de suite ajouter que l'on ne peut bien jouir de son droit de manifester que dans la sécurité. Et fort malheureusement, cette sécurité, ayons le courage de l'avouer, a foutu le camp de chez nous depuis peu, en tout cas, dans certains coins de la capitale. Certes, la fragilisatio...

Lettre au Président Alpha Condé, par un jeune de la banlieue (Jean-Baptiste Gbamon Zebelamou)

S.E.M. le président, je vous écris cette lettre tard la nuit dans l’espoir qu’elle vous parviendra  le jour et que vous prendrez un temps sois peu pour me lire.    M. le président, c’est avec le cœur sur les lèvres que j’ai pris le risque de vous crever l’abcès. Plusieurs ont déjà pris ce même risque, d’autres ont réussi et d’autres, hélas, y ont perdu gratuitement leur vie. Peut-être que vous ne le savez pas.  Mais moi, fort de mon idéal, je ne cautionnerai jamais une politique que je désapprouve. Vous aurez bien voulu me lire, je sais, si cette lettre vous parvenait. Mais vous parviendra-t-elle? J'en doute.    M. le président, j’ai eu le cœur qui a tressailli de joie quand j’ai appris, en 2010, que vous avez été élu comme président de la République Guinéenne et surtout quand j’ai entendu pour la première fois, dans votre premier discours adressé à la nation, le slogan « GUINEE IS BACK ». Fier de voir que votre lutte en vallait la peine.  Vous avez ...

Installation des conseillers communaux ou les prémisses d'une démocratie locale biaisée

Crédit photo: Guinée matin Comme le dirait l'autre, la plus grande folie consiste à poser toujours les mêmes actes pour s'attendre à différents résultats. Nos juristes, malgré je  ne partage pas le plus souvent leurs analyses de l'actualité politique, n'ont cessé de prévenir les dangers des arrangements politiques au détriment du respect de nos textes de loi. “ Ils ont fait fi du Code des Collectivités Locales ” Ayons l'audace de dire que, plus qu'une simple erreur, le RPG Arc-en-ciel et l'Union des Forces Démocratiques de Guinée n'ont pas été ou pas voulu être suffisamment intelligents en donnant « le caractère national à une élection de proximité ». Ils ont fait fi du Code des Collectivités Locales et sont en train d'être corrigés par leurs bases que ce soit à Kindia, N'zérékoré ou Kankan pour ne citer que celles-là. Cellou Dalein Diallo de l'UFDG et Amadou Damaro Camara du RPG, sous les bénédictions du Ministre Bourema Condé de ...

Le parrainage des candidatures à la présidentielle française: l'assassinat d'un droit fondamental du citoyen.

   La France est de plus en plus perçue en Afrique comme une démocratie très bien parfaite. Elle reste pourtant l'une des démocraties exclusives par excellence au monde. Le parrainage des candidatures aux scrutins présidentiels, un système officiel d'exclusion avec toutes les bénédictions de la constitution. Il sous-entend que les prétendants au Palais de l'Élysée soient parrainés par 500 élus pour obtenir la validation de leurs candidature par le conseil constitutionnel. De par la disposition des choses, ils ont coupé la langue du citoyen et les élections constituent des rares occasions où les citoyens se prononcent directement sur la vie de la nation. Mais avec ces parrainages de candidatures, c'est le droit fondamental du peuple français de choisir librement ses représentants qui se trouve être assassiné. Car il n'aura qu'à faire un choix parmi les candidats imposés par les élus-parrains    Que dire aussi du 49-3 français ? Une disposition constitutionnel...

Fini le temps des dinosaures du foot africain, la CAF a un nouveau Président.

Ahmad AHMAD est le tombeur d'Issa AYATOU. Le malgache réussi donc là où l'ivoirien, Jacques Anouma a échoué en 2012. Il devient par conséquent le Président de la Confédération Africaine de Football pour les quatre prochaines années. Ce sont les membres du congrès électif de l'instance continentale de Football qui l'ont élu ce jeudi, 16 Mars 2017 à Addis-Abeba (Ethiopie) à 34 voix contre 20 pour le Président sortant. Comme pour dire que le foot africain a besoin d'un souffle nouveau.    La page AYATOU se tourne ainsi après 29 ans passés à la tête de l'instance dirigeante du football africain. Le camerounais, au poste depuis 1980 et malgré sa longévité aux affaires, n'était pas toujours rassasié puisqu'il briguait encore ce matin un huitième mandat à la tête de la CAF. Mais est-ce un vote sanction ? En tout cas, c'est ainsi que nous nous le percevons, au regard de ce qu'on reproche au désormais Ex-président de la CAF. Voici nos griefs contre ...