Accéder au contenu principal

On vous dit que vous vous battez pour la démocratie ? Cette lutte de boomerang (par Mamoudou Montesquieu Diakite)

On vous dis que vous vous battez pour la démocratie ?

Vous avez sûrement la mémoire courte : dans le monde en général et en Afrique en particulier, les gens cachent leurs ambitions politiques derrières des grands DISCOURS et cherchent d'autres personnes moins intelligents pour les croire. 
L'histoire récente de la Guinée devait interpeller les jeunes à se méfier. Je n'appelle pas non pas à l'inaction mais à l'action raisonnée : choisissez un combat non pas parceque vous croyez au meneur, mais parceque vous u croyez vous même ; soyez sûr que vous avez votre propre intérêt car, l'intérêt général est l'extension de celui particulier. Personne n'est là pour sauver le monde, il n'y a que des idéalistes qui croient en cela et ils ont toujours tort.

EN 1998, après les élections présidentielles à l'issue de laquelle Kôrô a revendiqué la victoire, il a été arrêté, certains militants tués. Le RPG a payé le plus cher de son combat, et il paraît que c'était pour la démocratie, aujourd'hui il est au pouvoir, il paraît qu'il n'y a pas de démocratie encore.

En 2007, beaucoup sont morts pour le changement, la démocratie et la justice, jamais la Guinée n'a été aussi en turbulence ; ceux qui sont tombés ont été appelés martyrs. Eux aussi c'était pour la démocratie. Résultat CNDD au pouvoir après #Fori, on les a oublié.

En 2009, le 28 septembre pour être exact, les citoyens de Conakry, de Guinée et du monde ont assisté à une horreur :morts, viols, disparitions, ... Cela aussi pour la démocratie. Un peu d'intelligence !

En 2010, les élections présidentielles pour donner le pouvoir aux civils a aussi endeuillées beaucoup de familles. C'étaient des soldats de la démocratie  (les martyrs ).

Depuis 2010, à l'occasion de chaque manifestation, des gens meurent, le compteur est allé au delà du nombre de #100, même méthode même résultat toujours pour la démocratie.

POUR TOUTE CETTE SÉRIE DE VICTIME, AUCUN PROCÈS, INDEMNISATION ET MÊME COMMÉMORATION.

CONCLUSION : c'est une démocratie sélective, quand on est au pouvoir, c'est la démocratie, sinon c'est la dictature. Et le soir su changement est tributaire du statut social actuel du sujet, ne soyez pas dupe le monde ne change pas, mais vous pouvez changer. PRÉSERVER VOS VIES EN PRENANT LE MOINDRE RISQUE POSSIBLE POUR TOUT LE MONDE. VOUS N'AVEZ PAS À PAYER LA CAUTION DÉMOCRATIQUE DE TOUT LE MONDE.


Mamoudou Montesquieu Diakite

Commentaires

Unknown a dit…
Ce jeune est terri de talent.
J'ai un très grand respect pour lui, une lutte qui concerne pour le tout, ne peut être à la charge d'une partue du peuple.

Posts les plus consultés de ce blog

LA FAMILLE, UNE PRISON EN PAYS MANINKA ?

Je suis né il y a quelques décennies. Je suis, au moins deux fois, majeur. Malgré tout, ma famille veut, coute que coute, tout choisir pour moi : des choses les plus futiles aux choix les plus déterminants de ma vie. Si ce n’est mon père, c’est ma mère ou mes frères et sœurs qui remuent ciels et terre pour me dicter une conduite. Combien de fois il m’a été dit des phrases du genre : la fille avec laquelle je t’ai vue la dernière fois n’est pas de ton genre, quittes-la ; non, tu ne peux pas faire de la musique, notre famille n’est pas griotte ; j’ai attaché un cordon au bras de la fille de ton oncle qui vient de naitre, c’est elle que tu épouseras ; pas question que tu deviennes avocat, cherche un autre métier ; la manière dont tu étais habillé l’autre jour n’est pas digne de toi… ? On dirait que ces gens connaissent, mieux que moi-même, ce que j’aime et ce que je n’aime pas ; ce qui est bon pour moi et ce qui ne l’est pas. Mais, en fait, ils sont guidés par une vieille (donc une sacr...

« LES VICTIMES DE LA SOCIÉTÉ » : le livre en toutes lettres !

« Les victimes de la société » vient de paraître chez les Éditions Plumes Inspirées. Ce titre évocateur est celui qu'a choisi la très sérieuse journaliste Diaraye Guirassy pour faire son entrée dans le monde littéraire. Le roman, composé de cinq parties, raconte la mésaventure de jeunes femmes mariées contre leur gré à des hommes choisis par leurs familles. Ces dernières ne se souciant ni de leurs rêves ni de leur droit de choisir librement leurs conjoints. En effet, l'histoire de Fatma est celle qui introduit le livre. Fatma est une jeune fille djakanké qui, très tôt, va commettre l'impardonnable pêché (le péché à la fois très traditionnel et très musulman) de se dépuceler, de forniquer donc et de tomber enceinte avant d'être dotée. Pour échapper à la foudre de son père, de sa famille et de sa communauté très versés dans l'islam, Fatma fugue de la maison avec son amant après avoir vidé le coffre de son daron pour partir loin. Sur la paille, elle se voit par la suit...

Violences en Guinée : voici l'opportunité d'interdire les manifs de rue jusqu'à nouvel ordre

Depuis quelques semaines, les manifestations de rue sont officiellement interdites en Guinée. Non juriste et pas légaliste à tous les coups, je rappelle d'emblée que la politique, c'est penser l'avenir et qu'en maintien d'ordre, « prévenir que guérir » est la meilleure option ; et tant le péril est grand, tant il est impératif de sortir les gros moyens. Pas de liberté sans sécurité et aucune mesure n'est de trop quand il s'agit de faire régner l'ordre et la sécurité. Les juristes sont dans leur logique et ils ne se lâcheront jamais de rappeler que les dispositions de l'article 10 de la constitution consacrant la liberté de manifester sont violées. Mais il faut tout de suite ajouter que l'on ne peut bien jouir de son droit de manifester que dans la sécurité. Et fort malheureusement, cette sécurité, ayons le courage de l'avouer, a foutu le camp de chez nous depuis peu, en tout cas, dans certains coins de la capitale. Certes, la fragilisatio...