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Révision de la Loi sur la Parité ou l'unique victoire des femmes guinéennes en 2019.

L'assemblée nationale a adopté le 2 mai 2019 une loi sur la parité, assurant une représentation égalitaire pour les femmes sur les listes électorales. L'initiative portée par le Forum des Femmes Parlementaires de Guinée et votée à l'unanimité par  les députés précise que les femmes doivent constituer 50% des listes électorales. L'article 2 de la loi stipule que : « La parité s'applique à toute liste de candidats à des élections nationales et locales, ainsi qu'à des fonctions électives dans des institutions publiques ».

Les articles 3 et 6 de la loi précisent que la liste des candidats doit être composée à tour de rôle de candidats des deux sexes et que les listes ne sont recevables que si cette condition est remplie.


La nouvelle loi envoie un signal clair sur la ferme volonté d’élargir le leadership politique des femmes dans le pays. Elle « permettra aux femmes guinéennes d'avoir des mandats électoraux et des fonctions électives dans les institutions publiques. » Mais surtout, elle va libérer la parole et l'engagement politique des prochaines générations de femmes guinéennes qui souhaitent contribuer à l'avenir de leur pays.

La loi de 2019 vient remplacer l'ancienne loi sur la Parité qui prévoyait un quota de 30% sur les listes électorales au niveau national.
Il faut dire que les 30% de quota n'ont jamais été atteint dans la pratique. Mais en prévoyant une alternance entre hommes et femmes sur les listes électorales, la nouvelle loi prépare le terrain pour améliorer la représentation des femmes dans les assemblées élues.
L’application d’un système similaire en Tunisie a permis une représentation de 31% de femmes avec un système proportionnel et de 42% au Sénégal avec un système électoral mixte.

En Guinée, les femmes représentent 51,7% de la population et 50,8% de celle électorale mais elles ne bénéficient que de 25 sièges (21,9%) sur 114 à l'assemblée nationale.

L'application rigoureuse de la loi doit être le prochain défi non seulement des femmes mais aussi de toute la société guinéenne.

Karfala Ibn Aminata

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