Accéder au contenu principal

CINQ MORTS DE TROP, UN ACCORD DE PLUS...

La République de Guinée se confirme davantage dans sa réputation de ne trouver de compromis sur ses différends qu'après des désastres allant des dégâts matériels jusqu'aux cas de mort d'hommes.
Après treize (13) jours de grève et presqu'une semaine de tractations, l'inter-centrale Syndicale de l'éducation et les autorités guinéennes n'ont obtenu de consensus sur les revendications des syndicalistes qu'après la mort de cinq (5) guinéens.
Il en a été ainsi l'année dernière avec la perte d'un jeune-homme au carrefour Bembéto pour que des négociations ayant aboutit à l'accord politique du 20 Août 2016 soient entamées. Sans oublier les autres victimes qui ont précédé les accords politiques de 2013 et de 2015.
Au-delà des cinq morts, le gouvernement guinéen parle de trente (30) blessés. C'est un bilan très lourd, même si on ne mentionne pas les dégâts matériels enregistrés de part et d'autre dans la capitale Conakry.

Le gouvernement annonce la réouverture des classes pour le Mercredi, 22 Février, pourtant à la bourse du travail, les militants de la base Syndicale n'ont pas été consulté comme promis par leurs représentants aux travaux de négociations avec le Président de la République, Alpha Condé. Pour certains, << la grève continue >>
Lors des manifestations de ce Lundi, plusieurs manifestants ont été arrêté: il ne serait pas exagéré de demander aux autorités leur libération pure et simple en raison de la légitimité de leurs revendications.

La manifestation n'était certes pas autorisée mais la frustration était partie de trop et l'effet "Élie Kamano" à très tôt débordé la vase le matin. Ce qui a conduit au bilan cité ci-haut. Et désormais, seule l'attitude "peu catholique" du Président de la République est dénoncée.

C'est vrai, la signature du document d'accord final est une avancée, mais son respect par les parties prenantes en sera une autre et plus importante. Car c'est la stabilité du pays même qui est en jeu.

Enfin, le mot d'ordre de grève des syndicalistes est levé mais ce qui est fait est fait: cinq compatriotes ont gratuitement perdu leurs âmes. Il ne nous reste plus qu'à leurs dire: << REPOSE EN PAIX !!! >>

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

« LES VICTIMES DE LA SOCIÉTÉ » : le livre en toutes lettres !

« Les victimes de la société » vient de paraître chez les Éditions Plumes Inspirées. Ce titre évocateur est celui qu'a choisi la très sérieuse journaliste Diaraye Guirassy pour faire son entrée dans le monde littéraire. Le roman, composé de cinq parties, raconte la mésaventure de jeunes femmes mariées contre leur gré à des hommes choisis par leurs familles. Ces dernières ne se souciant ni de leurs rêves ni de leur droit de choisir librement leurs conjoints. En effet, l'histoire de Fatma est celle qui introduit le livre. Fatma est une jeune fille djakanké qui, très tôt, va commettre l'impardonnable pêché (le péché à la fois très traditionnel et très musulman) de se dépuceler, de forniquer donc et de tomber enceinte avant d'être dotée. Pour échapper à la foudre de son père, de sa famille et de sa communauté très versés dans l'islam, Fatma fugue de la maison avec son amant après avoir vidé le coffre de son daron pour partir loin. Sur la paille, elle se voit par la suit...

LA FAMILLE, UNE PRISON EN PAYS MANINKA ?

Je suis né il y a quelques décennies. Je suis, au moins deux fois, majeur. Malgré tout, ma famille veut, coute que coute, tout choisir pour moi : des choses les plus futiles aux choix les plus déterminants de ma vie. Si ce n’est mon père, c’est ma mère ou mes frères et sœurs qui remuent ciels et terre pour me dicter une conduite. Combien de fois il m’a été dit des phrases du genre : la fille avec laquelle je t’ai vue la dernière fois n’est pas de ton genre, quittes-la ; non, tu ne peux pas faire de la musique, notre famille n’est pas griotte ; j’ai attaché un cordon au bras de la fille de ton oncle qui vient de naitre, c’est elle que tu épouseras ; pas question que tu deviennes avocat, cherche un autre métier ; la manière dont tu étais habillé l’autre jour n’est pas digne de toi… ? On dirait que ces gens connaissent, mieux que moi-même, ce que j’aime et ce que je n’aime pas ; ce qui est bon pour moi et ce qui ne l’est pas. Mais, en fait, ils sont guidés par une vieille (donc une sacr...

UN GOSSE, CA CHANGE TOUT !

J'ai eu de la chance. À 19 ans, j'ai été père, pour la première fois, d'un gosse. Avant même que je ne songe à me marier, le ciel a tenu à m'offrir ce plus beau cadeau de la vie ; je l'ai accepté volontiers. Ma chance, c'est de pouvoir grandir avec mon fils, donc lui apprendre tout, par moi-même. Au fil des années, j'ai compris que pour bien lui éduquer, il me fallait LUI ÉCOUTER . Seulement. Et à chaque fois qu'il aurait besoin d'une oreille. Je ne lui ai parlé qu'une fois, une seule : le jour où il m'a demandé mon avis. Alors je lui ai dit dix choses qui doivent former, comme ils le font pour moi, le bréviaire de sa vie : 1. Si tu veux être différent, sois toi-même. Ca demandera du courage mais ca vaut bien la peine. 2. Bats-toi mais jamais pour ce que les autres croient. Pour faire simple, cherche et trouve ta voie. Ce n'est pas celle que te dictent les autres. 3. Arme-toi de deux choses : la vérité et le courage si tu veux être,...